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#nuitdebout et jours à plat

18 mai 2016

#nuitdebout et jours à plat

Contrairement à quelques centaines de révolutionnaires sectaires et alcoolisés, au logiciel gauchiste buggé seventies, qui, depuis bientôt deux mois, passent leurs nuits assis/debout à réinventer un monde sans politique, sans élu du peuple, sans employeur, sans capitalisme, sans travail, sans flic, sans coca, sans Finkielkraut… Et qui, au moment de ranger leur bordel, en profitent pour cramer quelques trucs, caillasser un peu les CRS SS et les vitrines environnantes…, moi, en attendant le grand soir, je passe personnellement mes nuits couché, à rêver que je suis debout.

Durant 11 heures en moyenne, selon un rituel quotidien désormais établi, me voici contraint à l’horizontalité sous ma couette, sur le dos, immobile. Cette position me procure un vrai confort et, la plupart du temps, je dors d’un sommeil profond et paisible. Et je rêve, car il faut bien meubler ces longues nuits, même si l’aube venant, je pourrais aisément dormir quelques heures de plus. Bien sûr, c’en est terminé des songes de guérison totale et miraculeuse que j’ai pu connaître à mes mes “débuts” de tétraplégique.

Je me rêve désormais exclusivement en mode Handicapé. Mais un handicapé beaucoup plus autonome, passant aisément de mon fauteuil à la station debout. Et je marche chaque nuit. Parfois avec difficulté, utilisant béquilles, canne ou bâtons de trail, mais je marche à un moment où à un autre. Et autant que je m’en souvienne, mes fantasmes oniriques sont riches de moults activités. Je voyage, je fais de l’alpinisme, des randos, du bateau, du gyropode, du vélo, forcément, du quad, des présentations PowerPoint, l’amour dans une piscine…

Le réveil est toujours un peu désespérant, et suit désormais un protocole soviétique immuable.
6h55 : premier passage dédié au déclenchement du processus transit.
7h45 (parfois un peu avant, jamais après, sauf accident) : second passage consacré à la toilette/ habillage et lever en fauteuil.
8h30, je retrouve la position assise et ma place à la table du salon (là où il n’a pas de chaise).
Entre 9h et 9h30 : départ pour le travail en Optibus, ou le vendredi en bus classique pour me rendre à ma consultation hebdomadaire chez mon kiné (pas le même qu’au début, ouf, j’en ai trouvé un bon, mais pas toujours très accessible).
Entre 18h30 et 19h15 : retour en Optibus à la maison.
Et enfin, entre 21h15 et 22h : passage d’un ou d’une aide soignante pour assistance au coucher, déshabillage et soins éventuels. Des journées follement passionnantes et pleines de surprises qui me font souvent sombrer – et plus intensément ces deux derniers mois – dans une certaine mélancolie, un joli mot pour décrire un mal de vivre assez prégnant. Bien sûr, je m’efforce toujours de faire bonne figure : de sourire, d’être agréable, de parler météo avec le personnel soignant, de converser avec les chauffeurs Optibus qui le souhaitent, d’embrasser tout le monde au bureau, de faire de l’humour le plus souvent possible… Mais il faut bien avouer que c’est parfois assez difficile. Difficile de faire semblant, de faire des câlins, de passer un coup de fil aux potes, d’être efficace, d’écrire, d’être inspiré, de parler de tout et de rien, d’être attentif aux autres, de faire de bonnes vannes, d’avoir des projets…

Rien à faire. Je préfère la nuit. Chaque réveil est aussi motivant que si je devais me rendre à une séance dédicace de Nicolas Sarkozy à Carrefour Écully, parmi une cohorte de groupies droitières hystériques. Ce qui serait d’ailleurs inutile, je me suis amusé à chercher son dernier livre sur le Bon coin et j’en ai trouvé un exemplaire d’occase à 6 € dans le 6ème arrondissement (véridique). Encore un déçu du Sarkozysme ?

Donc, pour tenter de briser cette spirale délétère et d’oublier ce néant qui me ronge, je lutte pour m’extirper de cette routine décadente.

L’amour reste le meilleur des leviers. Mes proches, au premier rang desquels ma chérie, ma petite fille et mes grands enfants y contribuent pleinement. Mais vivre ou passer du temps avec un meuble dépressif n’est pas chose évidente, il faut bien l’admettre. Deux fois par semaine lorsque c’est possible, je case une séance d’entraînement “vélo” à l’ENS. Un échappatoire toujours salutaire, même si la spasticité encore trop vigoureuse de mes membres inférieurs rend ma progression bien lente. Il va falloir que je dégrippe la machine si je veux être à la hauteur au Cybathlon en octobre.

Même le retour du soleil et les livres n’ont pas été forcément de bons alliés. Il faut reconnaître que ma sélection littéraire de ces derniers mois n’a pas été de nature à me coller la banane. Passons sur les Lemaitre, Rufin, Martinez ou Maalouf, déjà pas franchement drôles, j’ai de plus fait l’erreur de commander sur fnac.com l’intégrale Olivier Adam, dont j’avais vraiment apprécié les trois derniers romans. Tout le reste de sa production, centrée sur un pitch identique, entre drames sociaux, alcoolisme, suicides, cancer, fuite, banlieues glauques…, pourrait presque conférer au comique s’il n’excellait pas dans la façon de l’écrire. Merci de ne me conseiller ou de ne m’offrir pour la belle saison que des livres drôles.

Autre tentative avec l’organisation de longs weekends, avec visites culturelles et balades au soleil. Les deux premiers furent assez éprouvants. Outre une météo dégueulasse, plus exceptionnelle à Marseille qu’à Colmar, c’est l’expérience épique du TGV avec fauteuil et Agathe, et de lieux de vie non adaptés qui m’ont fait vivre mon retour at home comme un vrai soulagement. J’ai revu à la hausse les exigences du cahier des charges pour un séjour estival éventuel autre que la Bourgogne, qui reste aujourd’hui pour moi le cadre le plus confortable hors Lyon.

Reste les anti-dépresseurs, que je vais choisir d’éviter pour leur préférer l’usage régulier de tétrahydrocannabinol (THC), qui a la vertu de cumuler des effets euphorisants, analgésiques et me provoque il est vrai une agréable sensation de relaxation. Seul problème, mes capacités pulmonaires me limitent fortement pour inhaler la fumée et ma dextérité m’interdit de rouler et même de tenir la chose entre le pouce et l’index. Le salut viendra de l’acquisition prochaine d’un vaporisateur portable alimenté par batterie, avec contrôle électronique de chaleur, s’il vous plaît, pour une défonce plus efficace, plus économique et bien meilleure pour la santé. Un investissement prioritaire, sans doute.

Sinon, ayant renoncé finalement à animer une commission “Handicap et répression policière” à Nuit Debout, il me reste la musique, qui adoucit peut-être les mœurs, mais mes tourments sans nul doute. J’en écoute moins qu’auparavant mais je suis beaucoup moins sectaire dans mes choix, me surprenant même à regarder quasiment toute la saison de The Voice (c’est dire…). Particulièrement excité par le programme alléchant des Nuits de Fourvière 2016, j’étais forcement, le 1er avril dernier (décidément…), devant mon IPad à 10h30 précises pour tenter, comme 30 000 autres couillons, d’arracher l’un des rares billets disponibles pour assister au concert d’ouverture de Radiohead. Évidemment, comme tout le monde, je n’en ai pas obtenu, le spectacle étant complet en quelques dixièmes de seconde. J’aurais dû me contenter du concert de PJ Harvey, 15 jours plus tard, si mon cher associé Sébastien ne venait pas d’accomplir un petit miracle en nous obtenant au finish deux précieux sésames pour écouter et voir la bande de Thom Yorke (n’insistez pas, je ne vous dirai pas comment il s’y est pris).
Quelques années après avoir assisté à leur magnifique concert dans les arènes de Nîmes, nous serons donc encore présents tous les deux le premier juin (+ mon vaporisateur), et aux premières loges, eu égard à mon statut de mélomane à roulettes. Une sacrée bonne surprise qui estompera, pour un moment, mon envie d’aller plutôt voir Prince ou Bowie.

Un autre miracle est toujours possible. Ma fille Agathe, qui ne manifeste pas toujours une tendresse constante à mon endroit, me surprend parfois en prenant mes tibias dans ses bras en mode “gros câlin”. Comme si elle me disait d’une voix douce : “ Courage mon Papa, tu vas bien finir par te lever, à la fin.”

Par Michel Sorine

Michel Sorine

Directeur associé

Sportif du dimanche et directeur de clientèle  la semaine, il est aussi concepteur-rédacteur à ses heures, ça le détend.

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Il y a 24 commentaires

  • Mamanpat le 18.05.2016 à 16h14

    Je te ferais bien passer une de mes playlists mais y’a Maître Gims dedans…

  • Jacques le 18.05.2016 à 16h55

    Fais gaffe à toi, quand même, il y a un précédent avec « courage mon Papa… » (enfin, quelque chose du genre)…
    Enfin, fais gaffe à toi, tout court…

    • Michel Sorine
      Michel Sorine le 18.05.2016 à 17h27

      Merci
      La référence m’échappe?
      Louis Sarkozy ?

  • Arnaud Bachelard le 18.05.2016 à 17h55

    Tu sais que la Toscane t’attend. Et on est au RDC. La grosse biz.

  • philkikou le 18.05.2016 à 22h31

    A lire tes billets on passe du chaud au froid,
    du show à l’effroi… Des billets à coeur et à corps ouvert qui fendent le coeur et touchent le corps….et inversement.

    « Je me demande si cette fois-ci je reviendrai. Si je reviendrai dans la vie. Je vis dans du décolorant. Je me souviens des jours dorés. Je me souviens de l’ombre qui tremble. Je me souviens du pain, du café qui fume, des yeux clos, du soleil qui claque derrière le rideau. Du rire dans la maison claire, de l’âme qui s’envole au matin. Je me souviens de la peau, des doigts qui courent gros câlins. Je me souviens et tout revient. Nostalgie imbécile, quitte moi donc cet après-midi. Laisse-moi souffler, me reposer. Je suis épuisé. Je voudrais vivre comme hier, avant ce jour maudit où quelque chose s’envola. Imperceptible absence. Vivre dans du décolorant est épuisant.  »
    « Écrire relève de l’espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est pas obligé. Et puis le reste, tu laisses à ceux qui veulent tout expliquer.  »
    ( C’est beau une ville la nuit / Richard Bohringer )

  • Clacla BM le 19.05.2016 à 10h12

    Triste et bleu… comme dirait Jonasz, oui c’est comme ça que je t’ai entendu ami ce matin, bleu outremer, bleu indigo, de l’autre côté de la terre…
    C’est comme une 2e vie et rien de ce que tu connaissais, éprouvais n’a la même saveur. Tu dois te faire une palette et un nouveau nuancier et, coup de chance, tu vis avec une artiste et une enfant qui ont ce don de voir et de créer la beauté, de vivre le moment présent, regarde les ces belles. Inspire toi ami, inspire fort, les yeux fermés…
    Je t’envoie toute mon amitié, un hugh puissant qui t’entoure les épaules et des éclaboussures de soleil. Je t’embrasse fort.

  • M Christine du CTL le 19.05.2016 à 10h27

    eh bien voilà un titre de livre qui pourrait correspondre à ta demande, sans garantie je ne l’ai pas encore lu …
    « Le Moabi cinéma »de Blick Bassy
    Bonne lecture
    bises

  • Philippe DUBOIS le 20.05.2016 à 8h25

    Nous serons Claire et moi au concert de PJ Harvey ! En espérant te croiser.

    Je pense à toi.

  • Roche Dominique le 21.05.2016 à 21h15

    Merci Michel pour tes billets magnifiques !
    Merci pour ces larmes qui brouillent sans fin ( mais avec faim ) chacune de mes lectures !
    Merci de me permettre d’accéder à ce fameux  » lâcher -prise  » que je m’interdis devant chaque blouse blanche !
    Merci de mettre ces mots sur ma vie !

    Au prochain repas des Battants d’ HG , j’espère
    Je t’embrasse
    Dominique

  • Clacla le 22.05.2016 à 16h36

    Louis Sarkozy, en 2007, avait dit « Bonne chance, mon papa… ». Il savait, malgré son jeune âge, que le mot courage n’était pas adapté pour son père….
    Bon, sinon, heureuse toujours de te lire, même si j’appréhendais le jour où tu écrirais un texte comme celui-ci, implacable de lucidité et de vérité. Merci de laisser tomber les masques, tu n’es pas obligé, en plus de TOUT, de nous faire rire.
    Je t’embrasse fort, Clacla.

    P.S : Je veux bien partager les frais d’acquisition de la vapoteuse à défonce quand tu as une piste!

  • laurent tarel le 25.05.2016 à 14h06

    Bonjour,

    Ma contribution se limitera à rebondir sur votre demande de conseils littéraires que j’élargirai dans un second temps au domaine cinématographique. Parfois amusants, souvent singuliers et toujours sincères.

    Livre = tous les romans ou récits de Sylvain Tesson, l’écrivain voyageur (dont berezina, s’abandonner à vivre et dans les forets de Sibérie), James Salter (rien d’autre et pour la gloire), n’importe quel livre de Modiano, Philipe Vasset (journal intime d’un marchand d’armes et journal intime d’une prédatrice), daniel Penac (journal d’un corps)

    Film = night call (dan gilroy), zulu (jerome salle), cafe society (w allen), the swimmer (frank perry), mickael kohlhass (arnaud paillieres), l’inconnu du lac (alain guiraudie) vincent n’a pas d’écailles (thomas salvador)

    Portez vous bien et tenez vous mal,

  • Baptiste le 27.05.2016 à 13h20

    Je suis tombé par hasard sur votre premier billet, il y a déjà deux ans. C’est toujours émouvant de vous lire.
    A défaut du physique, on espère à chaque fois que le moral va bien, mais on comprend que votre situation n’est pas facile à vivre.
    Je vous souhaite de participer à nouveau à une aventure sportive, de retrouver cette émotion de passer la ligne de départ et cette joie de passer celle d’arrivée (j’ai pas bien compris ce que c’était que ces entraînements vélo ENS…).
    Et peut être qu’avec cette perspective, votre prochain billet fera état d’un moral regonflé !
    Bises

  • isabelle le 28.05.2016 à 11h09

    Le cybathlon zurichois est noté dans nos tablettes, pour te voir et en profiter pour visiter nos amis suisses. Tu as donc intérêt à intensifier ton entraînement pour être à la hauteur !
    Pour la lecture, pas d’avis, je lis peu pour l’instant. Mais côté films réjouissants, si tu ne l’as pas vu, je te conseille ‘Merci patron’, documentaire culotté de François Ruffin.
    Bises isabelle

  • de Montgolfier le 02.06.2016 à 16h36

    Ce que j’ai aimé aujourd’hui en poussant ta porte Michel,
    c’est ta juste posture qui laisse poindre des moments de découragements.
    2 ans à peine après l’accident, l’acceptation de ton handicap n’est pas encore réalisé. Peut-il l’être un jour ?
    Pourtant une heure avant je ne te connaissais pas, j’avais l’intuition (bête) que tu subissais cet « après-accident » depuis longtemps.
    Tout ça n’a pas beaucoup d’importance. Je suis reparti de ton agence lyonnaise en me disant : « j’ai envie de réaliser une mission avec ce mec ».

  • Sandrine le 03.06.2016 à 9h59

    Oui oui , tu dois continuer à lutter, à faire bonne figure et même faire semblant s il le faut.
    Ne laisse pas cette mélancolie qui t accompagne, telle une ombre, te dévorer…
    Et puis, je suis toujours partante pour te rendre visite quand tu seras par ici ! Je viendrai avec ma bonne humeur 😉
    Bises

  • fanfan le 05.06.2016 à 18h42

    mon très cher Michel,
    je prends enfin « la plume »! que dire, qu’écrire après avoir lu ce texte criant de lucidité, de vérité, de douleur, de mélancolie. Tu imposes le silence. Mais tu t’exprimes, tu dis, tu diffuses donc j’imagine que tu aimes/apprécies aussi de lire nos billets alors je commente …. je me sens bien faiblarde par rapport à ta magnifique prose que je dévore toujours avec grand plaisir mais tant pis, je t’écris.
    je t’imagine dans ton lit, dans ton fauteuil, dans l’omnibus, dans ton agence, au concert avec ton ami Sébastien . J’imagine Agathe s’agrippant à tes jambes. J’image la table de ton salon sans siège : ta place.
    J’imagine tous ces gens qui s’occupent de toi (les hordes de soignants) et ceux qui t’aiment (ta famille, ton amoureuse, tes amis). Je t’imagine dans le TGV, en train de choisir un lieu de vacances avec ta bien aimée . Je t’imagine scrutant le ciel, regarder les nuages qui caracolent, la pluie tombée ou te chauffer sous les premiers rayons du soleil en écoutant de la musique que tu aimes tant. Je t’imagine regarder notre monde agité avec beaucoup de distance et de désillusion/d’ironie aussi. Je t’imagine en train d’écrire un nouveau billet. Je me demande souvent pourquoi tu écris? j’imagine que cela te libère/soulage/te fais plaisir. Je te suis sur ton blog depuis le début. Tes textes ont de plus en plus une profondeur qui donne le vertige même si nous sourions quelquefois. Tu sais Michel que je ne suis jamais allée sous le tunnel de la croix rousse ni à pied ni en vélo. J’évite même de le prendre en voiture. Ton histoire m’a tellement bouleversée que lorsque j’arrive devant ce trou noir, j’ai peur. Une peur enfantine, incontrôlable, qui me tétanise comme s’il y avait un monstre à l’intérieur qui m’attend pour me broyer. Et je ne peux pas l’affronter. Je ne sais pas pourquoi je te raconte cela.
    Merci Michel pour tous ces billets qui nous sensibilisent à un monde qui nous est étranger. Nous savons qu’il existe, nous le côtoyons en le caressant du regard mais nous n’en savons rien absolument rien si ce n’est qu’il est dur et que s’adapter à lui exige un renoncement absolu de tout ce que l’on a pu vivre avant. Un effort incommensurable. Bravo pour ce combat que tu mènes et que tu nous fais partager. Et qui nous donne la pêche!
    je t’embrasse très fort.

  • jeff le 07.06.2016 à 15h15

    Yo.
    je n’écris pas souvent, un prédécesseur à joliment dit que ta lecture imposait le silence. bien dit. Tu sais que je ne suis pas un intellectuel, enfin pas trop, alors je vais te conseiller un excellent bouquin que j’ai lu cet été: « je suis Pilgrim » de terry Hayes. une histoire d’espionnage, sur 900 pages, en livre de poche.
    « encore un livre d’espionnage? »
    non: si tu passes la page 2, le piège t’emmèneras d’une traite à la page 900.
    la bise et l’amitié

  • Jacqueline le 11.06.2016 à 18h07

    Bonjour mon cousin, dans une semaine vous serez parmi nous, alors je me décide à répondre à ce billet qui m’a laissée assez tourmentée. Je me doute que ces lignes écrites sans fausse pudeur cette fois, nous font mieux comprendre ton mal être. Oui, tu sais si bien caché ce que tu ressens, sous une boutade, un sourire, une pirouette habile, mais ne crois pas surtout pas que tu arrives à nous cacher cette souffrance, tes yeux ne trompent pas. Mais comme Agathe j’ai envie de te dire, cramponne toi, Mim, tu vas y arriver. Pour tes enfants, ta chérie et pour TOI , je suis certaine que tu vas nous époustoufler, même si tu manques d’entraînement, lors de cette course qui te fais déjà rêver et ça c’est du positif.
    Je t’embrasse avec tendresse, sans oublier tes deux chéries. Chris a fait tes travaux, tu pourras mieux profiter de ta maison. A samedi prochain

  • Charles le 18.06.2016 à 10h51

    Salut MEC
    « Dure réalité du monde des handicapés,
    Que de mots pour exprimer tes maux
    Que de rage pour crier ton courage
    De vouloir voler avec des ailes brisées.
    Tes doutes me déroutent
    Tel le renard apeuré tapi dans son terrier
    Comment t’aider, toi le fidèle guerrier?
    Qui était toujours là à chacun de nos combats,
    Qui ouvrait son cœur pour donner du bonheur.
    A nous de tendre la main pour un avenir serein
    Et redevenir un loup dans ce monde de fous… »
    Amicales pensées

    Charles (le loup solitaire et solidaire)

  • Lidwine le 21.06.2016 à 22h18

    Hello Michel,

    Je suis obligée de le dire, j’aime pas lire ce que je viens de lire… D’ailleurs, j’ai retardé volontairement cette lecture car on m’avait prévenu que c’était pas le billet le plus follement réjouissant que tu ais donné à lire depuis la création de ce blog…
    Ca me fout le cafard en plus, de le lire, un soir, dans le noir, sur mon canapé à 23h14… et ça remet une couche à ma culpabilité vu que ça fait environ 3 ou 4 semaines que je me dis que je dois t’appeler pour que tu m’invites à déjeuner chez Extra !
    Il ne sera donc pas dit que je ne le fasse pas rapidement.. Cherche dès à présent une dispo dans ton agenda 🙂
    Bise

  • Eric Maurin le 02.07.2016 à 6h21

    Je ne t’ai jamais appelé, Jamais allé te voir, Je ne t’ai vu qu’une seule fois, sur la route du 1° tour !!!!!
    MAIS je pense souvent à toi !!!!!!!
    Riquet

  • Clacla BM le 06.07.2016 à 22h20

    Bon Mim, tu reviens dans l’arène ??? Je te guette depuis la Dombes… entre deux coupés, deux orages, deux idées, deux colères, deux pensées, deux balades… et plein de trucs qui se multiplient encore plus. Il y a ce qu’on compte, et ce qui compte… Des bises pour patienter.

  • philkikou le 20.07.2016 à 5h40

    comme tes nombreux lecteurs on espère que tout roule pour toi et qu’après plus de 2 mois tu nous donneras de tes nouvelles dans un billet à venir…prochainement sur nos écrans 😉

  • Roche Dominique le 04.09.2016 à 17h23

    Bonjour Michel ,
    Mes petits-enfants ne m’ont jamais connue simple bipède ,mais au mieux , pauvre quadrupède hésitante sur des cannes mal assurées ,luttant contre une super spasticité prompte à rompre cet équilibre fragile , donc le plus souvent en fauteuil .

    Lors de la kermesse de leur nouvelle école primaire , je leur ai demandé si ils m’autorisaient à les accompagner …Ils n’ont
    même pas compris la question ! Moi , je n’ai toujours pas digéré le fauteuil , eux ne le voient pas …
    Ils auraient certainement préféré une mamie debout _ et j’ai dû plusieurs fois mettre fin à leurs rêves de me voir marcher _mais ça ne nous empêche pas de nous offrir de bons délires ensemble !
    Certes , je ne fais pas de sport avec eux , mais ça _et il ne faut pas le répéter – je crois que ça m’arrange car leurs capacités en ce domaine auraient très vite dépassé les miennes !

    Mais le champ des possibles ne s’arrête pas aux activités physiques et au fil des années , on explore de nouveaux domaines et on se régale !

    Et puis , être avec mamie en fauteuil c’est le pied ! l’assurance de ne pas faire la queue au musée ,la découverte des coulisses de certains bâtiments où un vigile affecté à mamie nous pilote , la certitude d’être aux premiers rangs aux spectacles !!

    Je te fais cadeau du refrain sur l’éducation à la différence et pourtant …c’est vrai , c’est beau , c’est émouvant et je l’ai vérifié à plusieurs reprises …
    Mais , je te rassure : ils ne sont pas dans la compassion avec moi et savent parfaitement être de vraies pestes ! des enfants normaux donc !

    Moi , Mamie de chair- tubes métalliques , je t’assure que l’amour des enfants ne bloque pas à cause du fauteuil ! ça roule bien !

    Tu es au début d’une longue et belle route avec Agathe ! Tu as tellement à lui offrir ! Profite , avance , ne perds pas un moment de bonheur avec elle !
    Je vous embrasse tous les trois.
    Dominique

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